đŸŠŸ Bras chimĂ©rique

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1   Peppermint
Instrumental


2 Bras chimérique
Le bras chimĂ©rique, c’est le nom que je donne
À l’angoisse qui nous prend de temps en temps
Qui nous arrache du moment présent
Qui paralyse nos sentiments

Est-ce d’avoir trop Ă  perdre, ou se sentir isolĂ©
Est-ce d’avoir peu Ă  gagner, ou se sentir effacĂ©
Est-ce d’ĂȘtre amoureux fou Ă  vouloir s’y noyer
Est-ce d’en ĂȘtre obsĂ©dĂ© Ă  en ĂȘtre aveuglĂ©

Ah c’est sĂ»r
J’ai peur
De retrouver jamais
Les fous rires
Cette joie candide que j’avais

J’ai peur
De retrouver jamais
Les fous rires
Cette joie candide que j’avais

C’est clair
Je retrouverai jamais
Ce souvenir
Cette joie tangible que j’avais

3 La fĂȘte des pĂšres
Vais-je ĂȘtre seul Ă  la fĂȘte des pĂšres
Si c’est toi qui gagnes, c’est moi qui perds
Un geste de trop, une parole en l’air
VoilĂ  tout ce que je semble ĂȘtre capable de faire

Quand ma folie me fait sauter du char en mouvement
Je me retrouve seul Ă  casser des brindilles dans un champ
Comment rester zen, quand on peut tout perdre en un instant
Tu perds le contrîle, et puis c’est ta femme et tes enfants

Hé ma belle, y as-tu pensé
La fĂȘte des pĂšres s’en vient
Hein ma belle, vas-tu passer
Oublie-moi pas en chemin

Me voilĂ  seul Ă  la fĂȘte des pĂšres
Pis je perds quand mĂȘme au solitaire
Du sommeil en trop, des pensées amÚres
VoilĂ  tout ce que je semble ĂȘtre capable d’avoir

Quand ta folie te fait aimer quelqu’un comme moi
Que tu finis que tu ramasses mes brindilles dans le champ
Comment rester zen, quand ça peut casser à tout moment
T’as bien jouĂ© ton rĂŽle, lĂ  ça va exploser par en-dedans

Hé ma belle y as-tu pensé
La fĂȘte des pĂšres tire Ă  sa fin
Hein ma belle, vas-tu passer
Oublie-moi pas en chemin


4 Radio holographique online
Embriquer les concepts
Construire un mur insolent
Isoler chaque brique
Pour les détruire facilement
Un mur pour cacher les inconduites

Construire et ne rien comprendre
Construire et ne rien entendre
Mets ton casque, protĂšges-toi
Des débris, quand ça éclate
Tout le monde rit
MĂȘme toi, mĂȘme toi tu ris

Fixation d’une radio
Visuel audiolographique
Les formes prennent forme
Sous le poids de cette école
D’ignorance et de sĂ©curitĂ©
Jeunesse oubliée
Tandis que les souvenirs chéris,
Je t’en prie, explique-moi

Détruire et ne rien comprendre
Détruire et ne rien entendre
Mets ton casque, protĂšges-toi
Des débris, quand ça éclate
Tout le monde rit, mĂȘme toi tu ris

Une brique au sol
Et la poussiùre s’envole
Les concepts
C’est à n’y rien comprendre
Faut-il les laisser ou les prendre

Fixation d’une radio
Visuel audiolographique
Les formes prennent forme
Sous le poids de cette école
D’ignorance et de sĂ©curitĂ©
Jeunesse oubliée
Tandis que les souvenirs
ChĂ©ri, je t’en prie, explique-moi


5 Néonatalogie
1994, 1995, 1996, 1997

Naissance ou investissement
Enfance ou endettement
Adolescence ou remboursement
Croissance ou avoir des enfants?

1998
2020, 2021, 2022, 2023


6 Pensée magique
Une personne seule qui se demande
OĂč sont les autres
Rien ni nulle part, l’amour de soi

Pendant un instant interminable
Mon souffle est coupé, car les flÚches
Elles pointent toutes vers moi
Je suis seule et vulnérable

Les flammes épousent mon corps nu
Les pointes suspendues dans l’nĂ©ant de mes mouvements
Mais moi, je ne crains pas le feu
Un ĂȘtre voilĂ© dans un flash cuisant
Ma respiration de plus en plus calme
Je m’efface
Étendue dans un bain d’eau froide
Je m’espace
Pour mieux voir les flammes

Ma respiration de plus en plus calme
Je m’efface
Étendue dans un bain d’eau froide
Je m’espace
Pour mieux voir les flammes

Toute ma vie me semble vaine
OĂč suis-je maintenant?
Je sĂšche dans une baignoire pleine

Des millions d’annĂ©es d’ĂȘtres humains
Pour en venir Ă  moi dans mon bain
Est-ce lĂ  notre destin?

Les flammes agitent mon corps nu
Les pointes suspendues façonnent mes mouvements
Mais moi, je joue avec le feu
Un ami voilé dans un flash cuisant
Ma respiration de plus en plus calme
Je m’efface
Étendue dans un bain d’eau froide
Je m’espace
Pour mieux voir les flammes

Ma respiration de plus en plus calme
Je m’efface
AspirĂ©e dans mon bain d’eau froide
Je m’espace
Pour mieux voir les flammes


7 Ariane
J’sais pu à quelle heure sonnent les cloches
Mais au moins j’sais c’est quoi qui cloche
Quand j’vais sur la plage j’vois des mauvais prĂ©sages
Qui va me ramener vers le rivag
ÂŹÂŹ
J’pense que c’est toi mon Ă©toile, Ariane
Tu peux me ramener Ă  la normale
Toi t’as les mots pour me ramener sur Terre
J’espùre qu’j’ai les mots pour te plaire

Les cloches sonnent Ă  midi pis Ă  six heures
Le fleuve est calme comme Ă  chaque soir
J’prends conscience que j’suis maütre de mon corps
Et j’prends confiance que j’ai ton cƓur

J’pense que c’est moi ta lumiùre, Ariane
Le phare qui dĂ©joue la tempĂȘte
MĂȘme si j’ai d’l’air d’avoir perdu la tĂȘte
Je cherche juste les mots pour te plaire

J’pense que c’est ça notre amour, Ariane
Il est libre et complĂštement fou
Et si c’est ça notre amour, Ariane
Je veux qu’on soit parfaitement fous


8 RiviĂšre noire
Instrumental


9 Obsessions
Instrumental


10 Dans la pénombre
À des kilomĂštres de sa tranquillitĂ© d’esprit
Elle regarde la mer et rĂȘvasse
« Malgré la couleur le monde est gris de mépris », et puis
Tout en se mirant dans la glace, elle me dit
« EmpĂȘche-moi de sombrer dans mon propre ennui »

J’ai perdu la carte, mon passeport et mes Ă©crits, oĂč donc
Dans la mer oĂč j’les ai jetĂ©s ?
La folie n’est qu’un symptîme de ma myopie, du fait que
La rĂ©alitĂ© m’a flouĂ© en esti
ArrĂȘte-moi, je pĂ©ris de ma propre folie

Le temps a froissé, chiffonné tout mon corps
J’suis pu un enfant, moi, j’ai perdu espoir
Des fois je m’arrĂȘte, je revire de bord
Y’est pas question que j’aille au bout du couloir
Il fait bien trop noir

Le pesant silence est mieux que la zizanie, sauf que
Chaque son a l’effet d’une bombe
Le premier qui parle a tort, c’est toujours ainsi, mais tiens
Toute blottie dans la pénombre, elle se risque
« AchĂšve-moi, ta folie est plus forte que l’ennui »

Et moi qui croyais
Entretenir une simple fleur
Maintenant, je vois bien
Ses pétales perdent leur couleur

Le vent a percé, mitraillé tout mon corps
On lui a donnĂ© l’ordre de tuer sans remords
Des fois je m’arrĂȘte, je regarde dehors
Je ne vois plus le ciel, c’est comme si j’étais mort
Mais il fait juste trop noir




Musique, paroles, mixage par
Forcistus (Louis Fortier-Dubois et Ariane Bergeron)
Avec la participation de Orville Fortier-Dubois