Listen to Bras chimérique
1 Peppermint
Instrumental
2 Bras chimérique
Le bras chimĂ©rique, câest le nom que je donne
Ă lâangoisse qui nous prend de temps en temps
Qui nous arrache du moment présent
Qui paralyse nos sentiments
Est-ce dâavoir trop Ă perdre, ou se sentir isolĂ©
Est-ce dâavoir peu Ă gagner, ou se sentir effacĂ©
Est-ce dâĂȘtre amoureux fou Ă vouloir sây noyer
Est-ce dâen ĂȘtre obsĂ©dĂ© Ă en ĂȘtre aveuglĂ©
Ah câest sĂ»r
Jâai peur
De retrouver jamais
Les fous rires
Cette joie candide que jâavais
Jâai peur
De retrouver jamais
Les fous rires
Cette joie candide que jâavais
Câest clair
Je retrouverai jamais
Ce souvenir
Cette joie tangible que jâavais
3 La fĂȘte des pĂšres
Vais-je ĂȘtre seul Ă la fĂȘte des pĂšres
Si câest toi qui gagnes, câest moi qui perds
Un geste de trop, une parole en lâair
VoilĂ tout ce que je semble ĂȘtre capable de faire
Quand ma folie me fait sauter du char en mouvement
Je me retrouve seul Ă casser des brindilles dans un champ
Comment rester zen, quand on peut tout perdre en un instant
Tu perds le contrĂŽle, et puis câest ta femme et tes enfants
Hé ma belle, y as-tu pensé
La fĂȘte des pĂšres sâen vient
Hein ma belle, vas-tu passer
Oublie-moi pas en chemin
Me voilĂ seul Ă la fĂȘte des pĂšres
Pis je perds quand mĂȘme au solitaire
Du sommeil en trop, des pensées amÚres
VoilĂ tout ce que je semble ĂȘtre capable dâavoir
Quand ta folie te fait aimer quelquâun comme moi
Que tu finis que tu ramasses mes brindilles dans le champ
Comment rester zen, quand ça peut casser à tout moment
Tâas bien jouĂ© ton rĂŽle, là ça va exploser par en-dedans
Hé ma belle y as-tu pensé
La fĂȘte des pĂšres tire Ă sa fin
Hein ma belle, vas-tu passer
Oublie-moi pas en chemin
4 Radio holographique online
Embriquer les concepts
Construire un mur insolent
Isoler chaque brique
Pour les détruire facilement
Un mur pour cacher les inconduites
Construire et ne rien comprendre
Construire et ne rien entendre
Mets ton casque, protĂšges-toi
Des débris, quand ça éclate
Tout le monde rit
MĂȘme toi, mĂȘme toi tu ris
Fixation dâune radio
Visuel audiolographique
Les formes prennent forme
Sous le poids de cette école
Dâignorance et de sĂ©curitĂ©
Jeunesse oubliée
Tandis que les souvenirs chéris,
Je tâen prie, explique-moi
Détruire et ne rien comprendre
Détruire et ne rien entendre
Mets ton casque, protĂšges-toi
Des débris, quand ça éclate
Tout le monde rit, mĂȘme toi tu ris
Une brique au sol
Et la poussiĂšre sâenvole
Les concepts
Câest Ă nây rien comprendre
Faut-il les laisser ou les prendre
Fixation dâune radio
Visuel audiolographique
Les formes prennent forme
Sous le poids de cette école
Dâignorance et de sĂ©curitĂ©
Jeunesse oubliée
Tandis que les souvenirs
ChĂ©ri, je tâen prie, explique-moi
5 Néonatalogie
1994, 1995, 1996, 1997
Naissance ou investissement
Enfance ou endettement
Adolescence ou remboursement
Croissance ou avoir des enfants?
1998
2020, 2021, 2022, 2023
6 Pensée magique
Une personne seule qui se demande
OĂč sont les autres
Rien ni nulle part, lâamour de soi
Pendant un instant interminable
Mon souffle est coupé, car les flÚches
Elles pointent toutes vers moi
Je suis seule et vulnérable
Les flammes épousent mon corps nu
Les pointes suspendues dans lânĂ©ant de mes mouvements
Mais moi, je ne crains pas le feu
Un ĂȘtre voilĂ© dans un flash cuisant
Ma respiration de plus en plus calme
Je mâefface
Ătendue dans un bain dâeau froide
Je mâespace
Pour mieux voir les flammes
Ma respiration de plus en plus calme
Je mâefface
Ătendue dans un bain dâeau froide
Je mâespace
Pour mieux voir les flammes
Toute ma vie me semble vaine
OĂč suis-je maintenant?
Je sĂšche dans une baignoire pleine
Des millions dâannĂ©es dâĂȘtres humains
Pour en venir Ă moi dans mon bain
Est-ce lĂ notre destin?
Les flammes agitent mon corps nu
Les pointes suspendues façonnent mes mouvements
Mais moi, je joue avec le feu
Un ami voilé dans un flash cuisant
Ma respiration de plus en plus calme
Je mâefface
Ătendue dans un bain dâeau froide
Je mâespace
Pour mieux voir les flammes
Ma respiration de plus en plus calme
Je mâefface
AspirĂ©e dans mon bain dâeau froide
Je mâespace
Pour mieux voir les flammes
7 Ariane
Jâsais pu Ă quelle heure sonnent les cloches
Mais au moins jâsais câest quoi qui cloche
Quand jâvais sur la plage jâvois des mauvais prĂ©sages
Qui va me ramener vers le rivag
ÂŹÂŹ
Jâpense que câest toi mon Ă©toile, Ariane
Tu peux me ramener Ă la normale
Toi tâas les mots pour me ramener sur Terre
JâespĂšre quâjâai les mots pour te plaire
Les cloches sonnent Ă midi pis Ă six heures
Le fleuve est calme comme Ă chaque soir
Jâprends conscience que jâsuis maĂźtre de mon corps
Et jâprends confiance que jâai ton cĆur
Jâpense que câest moi ta lumiĂšre, Ariane
Le phare qui dĂ©joue la tempĂȘte
MĂȘme si jâai dâlâair dâavoir perdu la tĂȘte
Je cherche juste les mots pour te plaire
Jâpense que câest ça notre amour, Ariane
Il est libre et complĂštement fou
Et si câest ça notre amour, Ariane
Je veux quâon soit parfaitement fous
8 RiviĂšre noire
Instrumental
9 Obsessions
Instrumental
10 Dans la pénombre
Ă des kilomĂštres de sa tranquillitĂ© dâesprit
Elle regarde la mer et rĂȘvasse
« Malgré la couleur le monde est gris de mépris », et puis
Tout en se mirant dans la glace, elle me dit
« EmpĂȘche-moi de sombrer dans mon propre ennui »
Jâai perdu la carte, mon passeport et mes Ă©crits, oĂč donc
Dans la mer oĂč jâles ai jetĂ©s ?
La folie nâest quâun symptĂŽme de ma myopie, du fait que
La rĂ©alitĂ© mâa flouĂ© en esti
ArrĂȘte-moi, je pĂ©ris de ma propre folie
Le temps a froissé, chiffonné tout mon corps
Jâsuis pu un enfant, moi, jâai perdu espoir
Des fois je mâarrĂȘte, je revire de bord
Yâest pas question que jâaille au bout du couloir
Il fait bien trop noir
Le pesant silence est mieux que la zizanie, sauf que
Chaque son a lâeffet dâune bombe
Le premier qui parle a tort, câest toujours ainsi, mais tiens
Toute blottie dans la pénombre, elle se risque
« AchĂšve-moi, ta folie est plus forte que lâennui »
Et moi qui croyais
Entretenir une simple fleur
Maintenant, je vois bien
Ses pétales perdent leur couleur
Le vent a percé, mitraillé tout mon corps
On lui a donnĂ© lâordre de tuer sans remords
Des fois je mâarrĂȘte, je regarde dehors
Je ne vois plus le ciel, câest comme si jâĂ©tais mort
Mais il fait juste trop noir
Musique, paroles, mixage par
Forcistus (Louis Fortier-Dubois et Ariane Bergeron)
Avec la participation de Orville Fortier-Dubois